laplaigne

 

 

LAPLAIGNE

 

1022, 1107

 

Commune de la province du Hainaut; à 14 1/2 kilomètres de Tournai, à 8 kilomètres d'Antoing et à 2 1/2 kilomètres de Bléharies. Arrondissement administratif et judiciaire de Tournai. Elle est bornée au nord par la commune de Péronnes, à l'est par celle de Maubray, au sud par la France, et à l'ouest par l'Escaut qui la sépare du territoire de Bléharies.

 

 

§ 1. Géographie

 

Hydrographie

Le ruisseau de Jacquelin ou la Grande Richelle arrose le territoire au sud est au nord ouest et flue dans l'Escaut qui baigne la commune à l'ouest. Ce fleuve inonde et fertilise les parties comprises dans son bassin; ses eaux envahissent très souvent la partie méridionale de ce terroir; c'est pourquoi on construisit en 1848 une digue qui l'entourait en grande partie.

Sol

Surface plane, faiblement inclinée vers le sud, parmi les terres végétales, il en est une qui a un pied environ de profondeur, se compose d'un sable argileux assez productif, et recouvre une argile verdâtre et compacte; les autre en à peine cinq à huit pouces de puissance et consistent en sables jaunâtres qui repose ordinairement sur un lit de sable gris.

Agriculture

 

La vocation agricole de Laplaigne ne s'est jamais démentie. En effet, le tricot de bas à partir de laines peignées de Saint Amand, recensé en 1763, devait être une industrie à domicile réservé à la morte saison

Au début du XIX siècle, les principales productions sont le froment, le seigle, l'avoine, le foin, le colza, les pommes de terre et les navets. La majeure partie des près longe l'Escaut; on ne récolte dans les potagers que les légumes nécessaires à la consommation locale. Les vergers sont garnis de pommiers, de poiriers, de cerisiers et de noyers. Il y a quelques oseraies et plantations d'aunes et de bois blancs. La culture des terres est traitée avec soin. Toutes les parties du terroir ne sont pas également productives, car on y remarque un assez grand nombre de bas près, terrains marécageux sur lesquels on obtient à peine tous les trois mois une maigre dépouille de foin, et des pâturages communaux désignés sous les noms de marais ou trieux dont le produit est très éventuel. On compte dans cette commune vingt fermes. Le recensement de 1829 a  donné résultat : trente huit chevaux, dix neuf poulain, cent soixante quinze bêtes à cornes, trente deux veaux, trente porcs, cinq ânes.

Particularité de Laplaigne, avant la première guerre mondiale, l'élevage du canard se faisait d'une manière intensive : 80 à 100.000 couples de canetons étaient produits chaque année et étaient envoyés en grand nombre à Londres et à Bruxelles. En 1928, les autorités communales déclaraient que la population s'adonnait surtout à l'agriculture, mais que les ouvrier allaient travailler dans les carrières et fours à chaux proches de Tournai ainsi qu'à la Zinguerie et à la fabrique de céramique de Mortagne. En 1970, Laplaigne connaissait le taux le plus bas du Tournaisis pour la superficie agricole moyenne, soit 5 ha par exploitation.

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Habitation

Il y a cent cinquante une maisons, une église, deux chapelles et une école primaire. Résidence d'un artiste vétérinaire.

Commerce et industrie

Commerce de grains en fraude, de chevaux et de bétail. La plupart des denrées agricoles sont transportées au marché de Tournay. IL y a un moulin à blé (surnommé le Moulin Blanc), mû par le vent, et une brasserie qui emploie annuellement de neuf à douze cents barils de matières premières; deux maréchaux ferrants, deux charrons, un tourneur en bois, un fabricant de tabac, un bourrelier, trois marchands de fer, bois, briques, et trente ateliers.

  

§ 2. Etymologie 

   

Elle ne paraît pas relativement ancienne. Son nom n'a pas été nom plus latinisé il est pur roman et signifie lieu uni, rase et plate campagne. Ce village est en effet bas et plat. On n'y voit que prairies, toujours inondées en hiver par lé débordement de l'Escaut, elles offrent alors l'image de la plaine liquide.

Hameaux

Cette commune se compose de son chef lieu et de quatre hameaux. 1° Hameau de L'Homoy, Bois vimois, bois aux osiers, oseraie. L'ormoie est un mot collectif signifiant une ormille; 2° Hameau du Belloi, autre mot collectif qui veut dire : boulaie, ou bois de bouleaux; 3° Colinsart, Essart de Colin, dans la commune on nomme cet endroit le Hameau du Sart Colin. 4° Hameau de Sein. Il en fait mention dans la bulle du pape Pascal l'an 1107, et dans le cartulaire de Notre Dame de Tournai en 1314, sous le nom de Sein. Ferrari écrit Sin. Ce hameau qui parcourt toute la rive droite du fleuve, est plein de bas fonds aquatiques. Il tire son nom de sa situation (Saigne), le marais

 

 

§ 3. Histoire

 

  

Le village releva d'abord du seigneur de Mortagne, puis de l'abbaye de Saint Amand. La seigneurie passa de la maison de Laplaigne à celle de Ligne.

 

Au treizième siècle les seigneurs de ce village exerçaient les plus grandes vexations C'est ainsi qu'en 1274, une cache fut lancée contre Watier de Laplaigne et ses "confortans", véritables bandits dont le récit des exploits nous a été transmis par le fameux registre de cuir noir, dont en voici le texte :

"L'an de l'incarnation MCCLXXIIII, au tiere jour d'octembre par un demierkes, au viespre, furent pris Watiers de le Plagne et Alars ses vallès, par forche, en une forte maison de piere à Tuns encosté Mortagne, omme rubeur de kemin par jour et par nuit sour cheans de Tournai et comme ardeur de maisons de cheans de Tournai nuitantre et comme banis, Watiers de le Plaigne et se siute, de Flandres et de Hainaut, et fourjugiet comme larron et reubeur de kemin et ardeur de maisons nuitantre; et les prisent Willaumes Castagnes et Diérins dou Porc, prévost à ce jour de la comugne et fu avoee aus li comugne de le cité de Tornai et lendemain ke Watiers de le Plagne et ses vallès Alardins furent pris, fu cil Alardins trainnés dechà l'Escaut et en plusieurs rues là on n'est mie coustumier de gens trainner et apriès ce trainner fu-il pendus par le gueule. Et au vint et deusime jor d'octembre par un samedi l'an 1274, vint Gautiers Bardius ballius de Viermandois par le commandement de Phelippon, par le grasce de Dieu roi de Flandre, en Tournai, pour Watier de le PLagne, chevaliers, pour mener à Paris à lui et le lundi prochain apriès fu Wattiers de le Plagne, chevaliers, mis sour une carette en le plche devant le hale des jurés, le carcan el col et atakiet à crampons de fier as limons de la carette et si eut uns aneans et en fu menés à Paris et alèrent avoee le ballin et monsegneur Watier des boines gens de Tornai, si comme Willaumes Castagne et Diérins dou Pore provost de la comugne, et Rogiers Warisons jurés et mestre Willaumes de Biétune clers et Jehan d'Orke et Wiears de Maubrai eskievin et Graes d'Orchies, Jehans li Rois et Willaumes Makereans eswardeur, et vinrent à Paris le nuit Saint Simon et S. Jude par un samedi entour miedi, si fu mis li chevaliers devant dis en Casrelet en prison, à tout le carcan et les aneaus es pés qu'il en porta de Tornai et li esforcha on se prison s'un geans aneaus c'on li mist es gambes et d'unes buies es mains, et fu très le samedi jusques au mardi en si grief prison c'onkes ghire n'i peut ne lui pestre ne n'i manga fors pain et aighe; et quant ce vint au mardi devant le jour de Rout sains l'an 12747, del commandant le roi propre fu jugemens fais es castiel au Louvres, à Paris, de Watier de le Plagne chevalier, si furent au jugement faire messire Erars de Valeri, mesire Jehans d'Acre bouteilliers de Franche, mesire Ymbiers de Beauju counestables de Franche, mesire Willaumes de Parnai, Reneaus Barbans provos de Paris, Gauthiers Bardins ballius de Viermandois. Et quant li chevaliers devant dis fu jugiès, on le mist hors de le prison là estoit, se li caucha on unes nueves huebes et uns esporons dorés et li viesti on une noire cote à armer et là fu il atelés et trainnés tous eskievelés jusques à Montfaucon et si porta on tout adies un heaume et un escut noir, le puinte contre mont, pardevant lui jusques à Montfaucon et là fu il pendus le heaume en le tieste, l'escut au col, si fu li provos de Paris et li ballius de Viermandois et li Borgois de Tornai ki par deseure sunt nomet et si grant multitude d'autre peule que on le peut nombrer.

 

Ces  maisons ki ci apr!ès seront nommées furent arses et abatues pour le raison que mesire Watiers de le Plagne i rachrta et se sinte il et se compagne fisent les reuberies, les totes et les arsins par jour et par nuit sor cheans de Tornai : Li tours de Tuns là mesire Watiers et Alars ses valès furent pris.

Li maisons le femme Wisperniel

Li maisons Piéron Maurroit

Li maisons Piéron de Guiegnies à Samion 

Li maisons Ansiel de Lommoit

Mesire Watiers de le Plagne

Alardins d'Irechonwés ses vallés

Pières de Guiegnies  

Cokeaus de Samion

Li Amparliers de Scin

Mikius de Mafalise ki maint à Marchiennes au Pont

Huart dou Bruec

Ernouls d'Esquarmaing, cist doi sunt eskuier Kanivet et à ses dras

Et troi garchon à monsegneur Kanivet, dont mesire Watiers ne set les noms

Oiselès

Et Henriès Malgrée de le tiere le conte de Los, eis gieta les caukes treppes es wés à Tornai

Tout eist ki devant sunt nomet et li troi garchon Kanivet dou Rués ki ne sunt mie nomet, furent avoee monsegneur Watier de le PLagne et en s'aiyne à toutes les reuberies, à toutes les toltes et à tous les arsins que il fist sour cheans de Tornai. 

(Arch. de Tournai, reg. n°39, fol. 134 t° v°)

Michel de Ligne I de Ligne qui avait épousé ........... reçut en 1317 de Philippe le Bel la haute justice de Laplaigne

Laplaigne aurait fait partie du bailliage de Mortagne, d'après l'article 2 du titre premier de la coutume non homologuée du bailliage de Mortagne (pages 181 et 182), ainsi conçu :

"Article 2. Le seigneur de Mortagne, est seigneur temporel et fondateur des églises paroissiales de Mortagne, Flines, Bruyelles, Château l'Abbaye, Rouillon et Notre Dame au Bois, comme auusi du sieur Ponthois, à Maulde, et l'église de Maulde, et le seigneur de Laplaigne, Sin et l'Hommoy; auxquels seigneurs, leur bailli, ou lieutenant respectivement par l'avis des amés, vices gérents et paroissiens, appartient créer et instituer chapelains, sauf qu'audit Notre Dame au Bois, l'abbé de château, y commet l'un de ses religieux pour chapelain, clerc paroissial, Manbour, et pauvrisseurs des pauvres, et malgrisseurs, (marguilliers), les déporter, instituer autres; ouir les comptes de leur administration, et les signer, faire maintenir le dédicace des églises paroissiales, donner congé de danser par les villages et dédicaces de nôces, ou autrement prendre l'esteuf, jouez à la paume, ou faire quelques états, estaler marchandises, donner abrisseaux, raisins, épinettes, blasons, éguilettes, corroyetes, roses et autres joyaux, et toute autorité et prééminence en icelle église"

Les grands Vicaires de Tournai étaient collateurs de la cure

Maison d'Ennetières

D'Ennetières, anciennement on écrivait d'Ennetières, d'Entières ou Dennetières, indifféremment, descend en ligne directe, légitime et masculine de l'illustre maison d'Abbeville, une des branches de la maison d'Abbeville, une des branches de la maison de Ponthieu, qui tire son nom de la ville d'Abbeville, capitale du comté de Ponthieu.

D'Ennetières est donc originaire de la Picardie, mais vint s'établir en Flandre dès le quinzième siècle.

L'abbaye de Saint Amand possédait, dans le Hainaut, de nomreuse propriétés, entre autres des terres à La Plaingne, Sein et L'Hommois. En 1261, le dimanche après la mi-carême, elle avait fait un accord avec Hellin, seigneur de La Plaigne, avoué de l'abbaye pour ces terres, relativement à leur juridiction respective dans ces endroits. Mais la coexistence de ces diverse juridictions devait inévitablement amener des conflits; fatigués de ces éternelles dicussions sur des objets de minime importance, les deux parties intéressées résolurent de faire un nouvel arrangement. Le cardinal de Granvelle, pour lors abbé commanditaire de Saint Amand, désigna Maximilien Morillon, prévôt d'Aire et vicaire général, et Odot Viron, maître de la chambre des comptes en Brabant, pour s'entendre avec Jérôme d'Ennetières qui avait reçu les pouvoirs de son frère Arnoul, seigneur de La Plaingne, Sein et L'Hommois. Il fut convenu que l'abbaye se dessaisirait, entre les mains d'Arnould d'Ennetières, de sa juridiction comme mayeur sur les terres dépendant de l'avouerie que possédait le seigneur de la Plaigne, et que celui-ci relèverait de l'abbaye, la mairie et la juridiction en dépendante comme "fief lige en seigneurie et noble tenement" et que toutes les publications de ban et autres actes de justice se feraient en son nom. Ces deux fief de l'avouerie et de la mairie devaient se relever ensemble, et, par dérogation à la coutume, ne pourraient l'être que par l'héritier de la terre et seigneurie de La Plaingne, Sein et L'Hommois. Il fut stipulé que celui qui entrerait en possession de ce fief offrirait, pour tout droit de relief, une médaille portant d'un côté " la représentation de Monsieur saincr Amand," et, au revers la légende : Fidelis advocati et majoris de Scin. Cette médaille devait peser une once d'argent fin; en outre, chaque année, le feudataire, en reconnaisance de ladite, féaulté et homaige desdicts fiefs de l'advouerye et mairie, " devait offrir ou faire offrir à lagrand'messe qui se célébrait à l'abbaye, le jour de la Déposition de saint Amand, 6 février, une semblable médaille, mais seulement du poids d'une demi-once. Cet usage a subsité jusqu'à la révolution française. Dans le relief que fit de ces seigneuries, en 1767, Charles Philippe Martin, baron de Baudequin, seigneur de Peuthy, ces stipulations sont encores mentionnées.

 

Généalogie des seigneurs de la maison d’Ennetières

I. Arnould d’Ennetières, seigneur de la Plaigne et de wastines, grand prévôt de Tournai, qui brisa ses armes d’une bordure engrêlée de gueules et fit bâtir le château de Laplaigne, épousa, le 13 février 1530, Marie, alias Catherine de Cordes, fille d’Arnould et d’Anne Moreel, inhumée avec son mari dans l’église paroissiale de la Plaigne, et dont il eut treize enfants, savoir :

 

 

Arnouldd'Ennetières Chevalier, Seigneur de Laplaigne, de Sin & l'Homoit., épousa le 13 février 1530 Catherine de Cordes de Wadripont. Mort en 1556, il à sa sépulture dans l'église de Laplaigne. Le fief était encore dans cette maison en 1709. Les Baudequin de Penthy l'acquirent par alliance, et le gardèrent jusqu'à la révolution dont

I Arnoul, qui suit

II Jérôme

III Marguerite

IV Yolande, mariée à Louis de Pruet de Moekerque

V Adrienne

VI François

VII Antoinette

 

VIII louis, qui suit

 IX Catherine, mariée à Jean de La Hamayde

X Jean, qui suit

XI Quintine Jacqueline

XII Charles

XIII Claude

 

I. Arnouldd'Ennetières Seigneur de Laplaigne, né le 20 février 1531, secrétaire du Roi en les conseils d'Etats et pr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mivé aux Pays Bas par patentes du premier janvier 1576, qui obtint confirmation de noblesse pour lui et la postérité de son aïeul, par lettres datées de Madrid du 1 avril 1588. Mort le 11 avril 1592 en Espagne

 

VIII. Louisd'Ennetières, Seigneur de Laplaigne après son frère et de Watines, gouverneur de Chimay, qui s'allia à Prudence de Fourvy. Mort le 5 février 1596, dont

 

1 Louis, qui suit

2 Jeanne

3 Catherine

4 Charles

5 Robert, né en 1578 à Tournai, docteur en Théologie, chanoine de Gand, mort le 18 avril 1649

6 Anne, mariée 1° Charles de Fresnel, 2° Charles Daroncourt

 

1. LOUIS d'ENNETIERES, Seigneur de Laplaigne, décédé le 29 juillet 1624, mariée à Yolande d'Enghien morte en 1605, dont

A Jacques

B GASPARD, qui suit

C Robert

 

B. GASPARDd'ENNETIERES, Seigneur de Laplaigne et Wastines, mort en 1662, mariée à Catherine de La Haye dont

 

a. Marie Madeleinequi suit (Voir maison BAUDEQUIN)

b. Arnould Jean Joseph, Seigneur de Wastines et Laplaigne, marié à Antoinette Jacqueline d'Enghien dont

- GASPARD MARIE JOSEPH d'ENNETIERES, Seigneur de Laplaigne, naquit à Tournai. Il exerçait la charge de prévôt, lorsqu'il fut reçu Chevalier d'honneur le 23 juin 1710. Il mourut en exercice, à 86 ans, le 17 mai 1751. Il avait épousé Marie Pétronille Vanspierre, fille d'Adrien. Cette dame mourut, à 79 ans, le 17 mars 1743. Dont

* Alexandrine Victoire, mourut en célibat, à 57 ans, le 5 octobre 1765

* Arnould Joseph, Baron de Moorghem, naquit vers 1690. Il a été reçu Chevalier d'honneur, en survivance de son père, le 7 octobre 1711, et entra en exercice à la mort de celui-ci. Il mourut en célibat, à 67 ans, le 2 octobre 1756.

- Jacques

- Philippe

- Arnould

 

c. Robert François, Sergent major au service de l'Espagne, décédé après 1678

d. Louis Ignace

e. Marie Anne d'Ennetière de Ghilenghien

X. Jean d'Ennetière, Seigneur de Harlebois, fut d'abord auditeur, puis conseiller et maître de la Chambre des comptes de Lille en 1593, et ensuite conseiller et commis des domaines et finance des Pays Bas en 1603. Il fut crée Chevalier par lettres du 10 mars 1620 et épousa Françoise van Den Berghe, fille de Jean, seigneur de Croix au Mont, et de Philippine de la Woestine de Grandmels. Il Décéda le 29 juillet 1624, dont

1. JACQUES, qui suit

2. Charles Philippe, Chevalier, Seigneur de Croix au Mont, épousa Catherine Louise de Landas dont une seule fille

 A. Marie Françoise, Dame de Wannehain et du Maretz, etc. mariée à Charles l'Archier, créé premier comte de Thildoncq

3. Jeanne, mariée à Henri de Crooendendael, Chevalier, Seigneur de Vlieringhe, Breedthout, Beveren & de la Bruyère, Greffier des domaines & finances des Pays Bas, dont elle fut la première femme. Il se remaria à Adrienne Immelot, Dame de Steenbrugghe, et mourut en 1643.

4. Claudine d'Ennetières, mariée par contrat du 14 janvier 1624 à Philippe Baudequin, seigneur de la Haye & fils de Claude Baudequin, Seigneur de la Haye, & de Marie Rivière de Warmes. Dont

A.  Ferdinand, qui suit

1. JACQUES, Seigneur de Harlebois et de la Berlière, fut crée Chevalier par lettres du 29 décembre 1656, & obtint deux léopards au naturel tenant chacun une bannière aux émaux de son blason pour support. Par autres lettres du 24 juillet 1659 il était conseiller et maître de la Chambre des Comptes de Lille en 1620, fut depuis président de la même chambre des comptes en 1633, conseiller d'état, et trésorier général des domaines et finances des Pays Bas en 1652. Il obtint en sa faveur l'érection en baronnie de sa terre de la Berlière par lettres du 23 mai 1664, et mourut le 9 octobre 1677, à 81 ans. Il avait épousé Marie de Baudequin, morte le 11 septembre 1663, fille de Claude Baudequin, Seigneur de la Haye, et de Marie de la Rivière de Wasmes dont

A. Philippe François, qui suit

B. Jean François, Seigneur de Harlebois, colonel de cavalerie et grand bailli de Courtrai, mort le 12 septembre 1374, à 44 ans, sans laisser d'enfant de sa femme Catherine Elisabeth Morrhe

C Marie Françoise

 

 

La Maison

de BAUDEQUIN

 

Charles Ferdinandde Baudequin le 5 décembre 1636 à Lille paroisse Saint Etienne, Chevalier, Seigneur du Biez, capitaine de cuirassiers au service d'Espagne, mariée avant 1660 à Marie Madeleine d'Ennetière, de laquelle il hérita la Seigneurie de Laplaigne, dont

I. Ne, religieuse

II Marie Christine Thérèse, née le 13 juin 1662 à Lille paroisse Saint Etienne, décédée le 18 mars 1733 à Lille paroisse Saint Pierre

III. N, chanoine

IV. N, chanoine

V. Ne, religieuse

 

 

 

 

Ferdinand épousa Madelaine d'Ennetière, fille de Gaspar d'Ennetières, Seigneur de Laplaigne et hérita la Seigneurie de Laplaigne, lez-Mortagne

Philippe Baudequin, Chevalier, Seigneur de la Haye, Penthy, et Battenbourg, commissaire ordinaire au renouvellement de la loi de Lille, crée Chevalier par lettres patentes données à Madrid par Philippe IV d'Espagne le 9 août 1624. Marié à Claudine d'Ennetières le 14 janvier 1624 d'où

Françoise Thérèse, née à Lille, paroisse Saint Etienne le 1 février 1626, et décédée le 6 décembre 1777, prieure d'un couvent de Sion

Marie Anne, née à Lille paroisse Saint Etienne le 28 octobre 1629.

Isabelle, née à Lille paroisse Saint Etienne le 15 février 1632.

Charles, Ecuyer, Seigneur de Saint Martin, né à Lille paroisse Saint Etienne le 10 mai 1634, marié avant 1665 à Albetine Aldegonde Staffe d'où

a Anne Catherine, née avant 1668 mariée le 3 mars 1695 à Cambrai paroisse Sainte Gengulphe avec Charles de Brios

b Marie Thérèse, née à Lille paroisse de la Madeleine le 7 octobre 1670.

5° Ferdinand, Chevalier, Seigneur du Biez, capitaine de cuirassier au service du roi d'Espagne né à Lille paroisse Saint Etienne le 5 décembre 1636

 

 

Les français campèrent à Laplaigne en 1792

 

 

Le château du fief du vicomtais de l'Honny a été démoli en 1811. Le château de Pontois, d'où Walter de Laplaigne terrifiait la contrée par ses brigandages, fut pris et détruit en 1274 par la milice tournaisienne. Walter, jugé à Paris fut dégradé, exécuté et expira aux fourches patibulaires de Montfaucon ; ses deux lieutenants furent écartelés.